Immersion momentanée dans la rue. Vision d’un IGH° holographique°° [ ] entre Kafka, Trin Xuan Thuan et Jake Soll. Et tous les autres.


 Dr Bernard TROUDE
2016 05 01

« Décrire la souffrance vécue, la constituer en objet de récit et de connaissance contribue à sortir des pans entiers de la société de l’invisibilisation, à rendre aux individus une capacité de revendiquer et d’agir collectivement pour transformer les conditions de leur existence. »
Emmanuel Renault.[[1]]

Le corps et les corps se meuvent dans un espace de « mille plateaux » (cf : Deleuze et Guattari) non seulement les uns sur  les autres mais aussi inter mêlés (ma préférence va au terme « non médiés ») sans se choquer ou se confondre, s’interpénétrer sans provoquer de chaos ou d’incidences visibles. Je vais profiter de cette expérience de 6 semaines en deux fois 3, pour dire et exprimer la vitesse à laquelle nous sommes pris dans un tourbillon, nous vampirisant dans une situation neuve, ignorée des générations précédentes et traumatisante. Il n’aura fallu que ce temps pour subir une mort sociale, telle la société des « Zombies », société caraïbe excommuniée et civilement écartée.
En conclusion de cet essai, je vais évoquer l’état de mort qui nous laisse à penser mais qui nous retire de la vie urbaine, de la vie tout court. Je suis arrivé à me demander dans cette hiérarchisation sociale de la rue accompagnée de la marchandisation de l’être humain, mais encore dans cette recréation d’une caste de peuple vil, que le corps ne sert à rien sinon que défunt solitaire il pourvoit en besoins cliniques, aux besoins anthropophagiques. La rue ne les regarde plus tant les acteurs du trottoir sont avec leur mobile (téléphone), leurs journaux, leurs préoccupations mentales, leurs façons de marcher ou courir en regardant leurs chaussures.
Quand croiser un regard devient provocation ou indécence.
« La ville produit des expériences; les expériences induisent des formes ; les formes produisent des villes … »
La ville est habitée, elle bouge. Cette qualité la rend d’autant plus intéressante pour mon expérience qu’elle ne saurait être confinée dans une zone, une dimension arrêtée, un logarithme froid, une carte mathématique ou une photographie trop nette. Cette ville me contraint ou ces quartiers de ville m’obligent à évaluer les approches pour m’en faire une notion globale, aussi bien qu’elle rend toute formulation de cette totalité inabordable à la pensée. 
À suivre. 
Parution en cours dans sa totalité en FRANCE / AUSTRALIE AFRIQUE du SUD, CANADA, USA


[1] Emmanuel Renault, Souffrances sociales, Paris, éditions La Découverte, coll. Armillaire, 2008, exergue sur le site de l’auteur.

Sciences de fin de vie. Un espace ultime, l’espace de soins palliatifs.


DR Bernard TROUDE 
2016 06 15 


Nos identités, paradigmes cruciaux de l’être contemporain, règnent à mes yeux entre les humains avec des mécanismes autorégulés. C’est à ces moments que, dans les méandres de toutes fins de vie,  vont se révéler et être produites des informations contenant tous les éléments conflictuels existant et restés sous-jacents. Définir reviendra donc à soutenir par un ensemble de faits (antithétiques ou réels), faisceau de notions et d’images formant science.
De-là vient (peut-être ?) une faille dans le modèle standard, germe tant attendu secrètement par les tenants d’une idéologie consacrée, une théorie de l’ultime qui permettrait de dépasser nos conceptions sur l’essentiel, nos conceptions actuelles sur « l’élémentarité ». Il demeure néanmoins ce point de vue sur la prédiction imposée, modèle standard non vérifié expérimentalement. Les mécanismes de pensée devraient  permettre de savoir si l’unification des interactions dans un but d’espace « dit palliatif » peut se réaliser ou non au travers des dispositifs. L’enjeu est considérable car il touche non seulement à nos conceptions de vie, à nos conceptions sur l’histoire des humains et de leurs univers, à la synesthésie personnelle autour de la fin de vie. En effet, les sujets sont intimement reliés. Cela me paraît être le chemin nécessaire de comprendre comment d’un univers primordial paraissant sans équivoque, indifférencié et homogène par nature visible, a pu surgir au cours de ces dernières temps, la diversité et la complexité de l’acte ultime, acte volontaire ou non.
L’appartenance du corps devrait rester la propriété de celui qui trépasse quoique puissent en penser les acteurs s’y réfléchissant. Je reviendrai sur ce statut de l’humain en apportant l’avis d’Edgar Morin : « La mort est ce qui identifie l'homme à l'animal et ce qui l'en différencie. Comme tout être vivant, l'homme subit la mort. A la différence de tout être vivant, il nie la mort dans ses croyances en un au-delà. » [[1]] Les comportements constitutifs qui se dégagent des cultures à l’égard de cette ultime étape font que selon les populations et leurs rites (souvent ancestraux) la Mort s’adjective de frayeur, la Mort s’incarne en un écueil, ou en un possible meurtre accentuant les dualités  des deux apologies : celle d’une survie et/ou celle d’une renaissance, ailleurs. Dans nos représentations contemporaines et postmodernistes, de récentes conceptions ont vu jour entre le biologique et la connexion de toute vie avec la Mort jusqu’à dénier cette ultime acte et fournir ce traitement  comme étant une forme de scandale.

Extrait de la parution 
Version américaine 2016 06 15 En attente pour: International Journal of Emergency Mental Health <editor.ijemhhr@omicsinc.com>
[1] Edgar MORIN, L’Homme et la mort, Paris, éditions du Seuil, coll. Point/Essais, 1976, 4ème de couverture

Instinct et Mémoire, Phénoménologie de création.





Les titres et les auteurs:


PLIS ET REPLIS Éditorial

INSTINCT ET MÉMOIRE, PHÉNOMÉNOLOGIE DE CRÉATION
 Bernard Troude



Éditions PlasticitéS Novembre 2015
ISBN:978-2-9554541-0-7

Cet opus exceptionnel en supplément de la revue PLASTIR virtuelle est à demander à:
Facebook:https://www.facebook.com/collectifcultureessonne







Je suis TUNIS et je suis BARDO

Quoi de plus important que cette liberté chérie, LIBERTÉ en tous points qui ne peut se justifier par des massacres. D'aucun nous dirons et j'en suis le premier, une couronne d'épines ne valait pas ce déplacement de foule pour camoufler une fausse paix intérieure du petit peuple  venant d'être promu français sous Louis le neuvième. Déplacement qui engendra multitudes de forfaitures et de crimes au nom de je ne sais quel diktat. celui-ci ne pouvant plus exister de nos jours. Alors, pourquoi mais pourquoi les tenants de cette nouvelle barbarie s'attaquent-ils à ce que le MONDE entier a mis quelques siècles pour essayer de se stabiliser en dehors de toute famine ou incident voire accident climatique?
DÉGAGE aura été un mot bienfaiteur. Amis tunisiens, maintenant vous devez redire avec nous ce "DÉGAGE" sans compromission. Y compris ceux et celles qui se croient doter d'un pouvoir de parole obtenu par un suffrage dit universel doivent partir à moins que leurs convictions se modifient pour accepter les autres, tous les autres sans mettre du religieux en avant. Il ne peut être interdit de penser la religion; comme il ne peut être toléré que toutes les injonctions religieuses soient prises au détriment d'une vie solidaire comprise par tous.
Dites  encore une fois "DEGAGE" à tous ces massacreurs qui très certainement répondent à des systèmes promus par des personnes cachées qui ne seront tels des généraux et maréchaux jamais en première ligne. Celle où cela chauffe.
Merci d'avoir lu jusqu'au dernier mot.

JE SUIS TUNIS ET JE SUIS BARDO