Je suis TUNIS et je suis BARDO

Quoi de plus important que cette liberté chérie, LIBERTÉ en tous points qui ne peut se justifier par des massacres. D'aucun nous dirons et j'en suis le premier, une couronne d'épines ne valait pas ce déplacement de foule pour camoufler une fausse paix intérieure du petit peuple  venant d'être promu français sous Louis le neuvième. Déplacement qui engendra multitudes de forfaitures et de crimes au nom de je ne sais quel diktat. celui-ci ne pouvant plus exister de nos jours. Alors, pourquoi mais pourquoi les tenants de cette nouvelle barbarie s'attaquent-ils à ce que le MONDE entier a mis quelques siècles pour essayer de se stabiliser en dehors de toute famine ou incident voire accident climatique?
DÉGAGE aura été un mot bienfaiteur. Amis tunisiens, maintenant vous devez redire avec nous ce "DÉGAGE" sans compromission. Y compris ceux et celles qui se croient doter d'un pouvoir de parole obtenu par un suffrage dit universel doivent partir à moins que leurs convictions se modifient pour accepter les autres, tous les autres sans mettre du religieux en avant. Il ne peut être interdit de penser la religion; comme il ne peut être toléré que toutes les injonctions religieuses soient prises au détriment d'une vie solidaire comprise par tous.
Dites  encore une fois "DEGAGE" à tous ces massacreurs qui très certainement répondent à des systèmes promus par des personnes cachées qui ne seront tels des généraux et maréchaux jamais en première ligne. Celle où cela chauffe.
Merci d'avoir lu jusqu'au dernier mot.

JE SUIS TUNIS ET JE SUIS BARDO

L'ART ET LA PLASTICITE DU CERVEAU


PARUTION DU N°36 DE LA
REVUE TRANSDISCIPLINAIRE
DE PLASTICITE HUMAINE
- PLASTIR -
 Exergue du texte dans la parution de PLASTIR n°36

Ce que j'ai proposé pour PLASTIR est au cœur de nos préoccupations, à savoir quelle est la réalité des liens plastiques entre un cerveau qui pense et une œuvre d’art qui se crée? Autrement posé par l’auteur en exergue de son essai : « … Vous les artistes quand savez-vous que votre cerveau a décidé et a déterminé que c’est ce moment précis avec la représentation de l’image que vous apportez qui est un moment d’art ? » Et de fait, la question est plus complexe quand je retrace l’histoire de la neuroplasticité, son évolution d’une structure pré-cablée à un organe éminemment plastique et sujet aux émotions. Toutes nos conceptions en découlent : plasticité cognitive accrue, inconscients neuronaux, synesthésies, neurogenèse adulte en place de souvenir figé et représentation cérébrale uniformisée. Caricature dont les artistes ou les méditants avaient pressentis l’infondé, se plaçant, à l’image de Kandisky cité dans le texte et bien d’autres, naturellement (adaptation de leurs souvenirs aux formes et aux couleurs) en position synesthésique. Et l’auteur de citer les nouveaux modes créatifs (jeux, réalité virtuelle), dont le concept avancé par Fairbairn sur la recherche de l’objet et l’importance de la notion d’espace propre et figuré ou de perspective pour le peintre ou le plasticien. « Au-delà du signifiant, il est nécessaire de voir le signifié, une surréalité gisant toujours sous les réalités », dixit l’auteur. Les recherches sur la neuroplasticitédes artistes grâce à la neuroimagerie sont de même en pleine évolution, confirmant souvent leurs intuitions vis à vis du codage de l’image, mais selon l’auteur: « L’art en pensée est, lui, inséparable de la vie de ses auteurs… dont toute pratique est existentielle avant d’être réalité virtuelle puis visuelle utilisant souvent les altérités pour offrir une émotion, un trajectif entre pensée et résultat… Dans l’esprit cognitif, le dévoilement et l’aperçu de l’image viennent du mode de production de l’objet, de la fébrilité avec laquelle le sujet/objet s’est produit mais, contrairement aux œuvres dites artistiques, sont sans intention ni finalité esthétique énoncée, ni même conscientes. La nécessité vitale d’être ART, de faire ART est remplacée par la volonté d’art… », ou citant Richter « qui installait toute son œuvre dans une problématique sans dévolution, sans séquence, sans attachement précis démontrant que son cerveau ne savait certainement pas avoir de sectorisation dans les attributs de ses œuvres peintes : « Mes tableaux sont sans objet….Ils n’ont par conséquent ni contenu, ni signification, ni sens ; Ils sont comme les choses, les arbres, les animaux, les hommes ou les jours, qui, eux aussi, n’ont ni raison d’être, ni fin, ni but. ». Peut-on signifier cela comme un trouble artistique ? » En conclusion, j'explore ici les marqueurs sensitifs du cerveau et son extraordinaire plasticité (flux à l’altération « programmée ») en se tournant vers l’avenir – notre environnement numérique, synesthésique et spatiotemporel en constante évolution – et en se posant les bonnes questions quant au devenir affectif et intime de l’art et de la perception des œuvres.

TEXTE

Les apparences et les sensations




« Nous sommes trompés par l’apparence du bien »
Cela s’impose comme l’association entre sagesse
et « retraite tranquille loin de la ville [1]». 

Nous serions dans cette période quand ceux qui ne comprennent pas un langage, fut-il en informatique, seront traités d’analphabètes. Rappelez-vous bien quand les corporations (techniques, intellectuelles, spécifiques à un traitement de la matière etc.) veulent se préserver de l’autrui s’invente des langages, jargons de métier. Ou quand les mots en image et par métaphore servent à faire admettre les choses. Nous ne savons pas très bien ce que veut dire le couple mot/image (B TROUDE, 2014 04 13, La sociologie par les mots ordinaires.) Phénoménologie pas si lointaine dans les années 1980, quand l’informatique entrait dans les sociétés par le biais des informaticiens détenant la vérité. Ces derniers avaient instauré une paranoïa pour le passage de 1999 à 2000 devant créer un bug international et qui, dès la minute passée en 2000 du côté de la Nouvelle Zélande, a fait que tout le monde a compris la supercherie marketing et commerciale. 
Rappelons ces jours venus des années après que l’automobile fût née : il a bien été nécessaire de vendre les produits sans que le client soit dans l’obligation de fréquenter une école spécialisée en mécanique, reste à part l’école de conduite. École, avatar des éducations militaires et religieuses seules dispensées à fournir un diplôme pour pratiquer. Actuellement, dans cette recherche du mouvement social, il apparaît à tous important de vouloir s’expliquer sur la lecture des images qu’elles soient argentiques, numériques, reprises en laboratoire ou « travaillées » au logiciel adéquat. Les milliers et milliers de textes, servant par ailleurs de références, ne paraissent pas suffisants et des cohortes d’étudiants, chercheurs à la suite de Benjamin, Barthes, Durand, Corbin, Derrida, Krauss, Nancy, de professeurs Berthoz, Denis, Couchot, Tramus s’épanchent sur le bien-fondé de ces démarches saturantes et saturées remplissant des pages et des pages de thèses. Les sociologues, encore une fois, font leur sport favori de constater que cela existe et y rajoute le fait que cela va évoluer. Plusieurs heures de palabres pour déterminer que nous sommes des analphabètes en la matière face à une (des) génération montant au créneau de la communication par l’image dans une vie presque totalement informatisée et virtualisée[2]. Il en sera de même que pour l’automobile : c’est la technique qui va se dissoudre dans le langage commun sans que nous soyons dans cette obligation de comprendre. Et, nous utiliserons largement et aisément sans devoir faire des écoles.
Réside par ailleurs une question benjaminienne : où serait l’œuvre d’art avec la représentation en image numérisée par obtention d’un appareil numérique ?
« Aussi matérielles soient-elles les œuvres contemporaines débordent souvent, du côté du sens et du projet, leur visibilité. Elles valent moins en tant que choses à voir qu'en tant qu'expressions matérielles, ou vestiges, parfois lacunaires et même déceptifs, de processus et d'expériences. Le rôle de combler l'apparente disjonction entre la part visuelle et la part conceptuelle des œuvres contemporaines; le rôle de raccorder, en quelque sorte, la matérialité sensible des œuvres à la réalité processuelle des démarches, des projets et des sens qu'elles actualisent; ce rôle a été dévolu aux mots, aux discours, aux récits… [3]»
En témoigne aussi de cette autre tendance dans l'univers des souhaits à expliquer qui est celle de la présence d'un DIEU surplombant comme solution (probable, probante et réconfortante) à tout ce qui pourrait n'avoir de solution. J'allais dire solution cartésienne, je préfère en la matière scientifique même si le doute doit rester. J'ai à relier ce qui vient d'être écrit au précédent paragraphe par le titre qui ouvre la voie au sujet préoccupant des éléments dégénératifs d'un comportement et comment pouvoir prévoir ou entrer en relation sans en référer à une commission divine, signe notoire de peur quand un auteur n'a plus rien à dire.


À suivre…



[1] Horace, Art poétique, v.25 : « Nous sommes trompés par l’apparence du bien » Cela s’impose comme l’association entre sagesse et « retraite tranquille loin de la ville ». Formulation de ce thème dans l’épigraphe des « Confessions, VI» de J.J. Rousseau. C’est aussi la signature dans l’anonymat obligatoire du candidat Rousseau au concours de Dijon pour lequel a été écrit le discours en 1749.
Jean-Jacques Rousseau, Discours sur les sciences et les arts, Le livre de poche, éditeur, Paris 2004, 1ère partie, p 28 et 29. 
[2] Des dizaines et des dizaines d’heures passées en colloques, journées d’études, rapports et agoras de fin d’année universitaire s’ajoutent aux confrontations internationales pour dire strictement les mêmes choses au sujet des images perçues ou survolées de l’œil … 
[3] André Rouillé, Entre sens et sensation, Parisart-News 448 édition numérique du 17-05-2013

Le mensonge et l’ordinaire


 “La véracité n’a jamais figuré au nombre des vertus politiques, et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques”[1]


Le mensonge est avant tout mauvaise foi et sa définition ordinaire l’annonce comme une sentence divergente de l’intention de celui qui l'émet. À ceci près qu’en rappelant une analyse sommaire que prêcher le faux entraîne le mensonge de l’erreur qui est une bonne foi conforme à la pensée de l’être qui la commet. Distinguo obligé pour tout penseur amené à soulever un mensonge  que mentir involontairement en disant une vérité, si l’obligation de révélation n’était pas avéré, intention de ne pas dire, écarte l’idée du mensonge. Nous avons à considérer aussi que le véhicule de notre pensée reste principalement nos langages (jargon, argot) par lesquels nous pouvons essentiellement avoir l’intention de tromper ou avoir un facteur de dissimulation de notre pensée. Ces deux formes sont bien évidemment et structurellement des mensonges.
S’en prendre ouvertement et suivre la vindicte contre une personne (fusse-t-elle au devant de la scène par sa fonction) et en vue de la nuire est une faute pour toute personne produisant une fausse morale sous couvert de constat social. Qui plus est de faire paraître sa pensée dans un quotidien qui au nombre de ses lecteurs ne représente rien ou plus d’importance dans les débats d’idée. Dire que les langages des politiques ont un verbe éloigné ou s’éloignant du monde civil et courant est (peut être une réalité) se montrer sans considération pour ceux qui lisent et qui peuvent posséder une opinion sans que nous ayons à leur apprendre à décrypter. Ce serait les méconnaître. Cette assertion, indépendamment de son élévation contestatrice, a cette vertu d’attirer ma vigilance sur une apparence tragique de la vie humaine, observée dans une étendue universelle. « La liberté d'opinion est une farce si l'information sur les faits n'est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l'objet du débat[2] ». Or, mettre de la distance entre le fait provocant un brouhaha et un divertissement médiatique d’un instant et la véracité du fait est indispensable. À toute fin, il faut savoir attendre de l’ordre, le contrordre et surtout le fait apparent, la réalité sous-jacente. Le premier fonde un débat et occasionne un grand bruit, quelques temps après la vérité ne se montre pas ou plus. La vérification du premier n’ayant pas été apportée (prouvée) ou faussement épinglée, la meute s’est lâchée. 
Le problème important est que des universitaires soient « tombés » dans le panneau de certains politiques, aidant par ce gué à la vente d’idée, controversés par ailleurs. Ceux qui doivent apporter de la cohérence, de la sureté de jugement avec le temps nécessaire ont pris le parti de se poser entre une opinion se disant « blessée » (surtout celle des politiques dans un esprit de revanche attendue) et l’opinion publique devenue par ce biais mal informée. La vérification des faits, non pris à chaud, a donné raison à ceux qui se sont tus. Prêcher que nous n’y comprenons plus rien dans les langages très élitaires ou élitistes, affirmer qu’il existe un décalage profond entre ce que pense ou essaye de penser la population dans son ensemble et des gouvernants qu’ils soient patronaux, politiques ou religieux, c’est enfoncer des portes ouvertes, si j’ose m’exprimer ainsi. D’ailleurs, militaires et religieux se sont tous installés avec des malentendus mensongers depuis des millénaires. 
Les services publics sont moins atteints que les services commerciaux et les « marketeurs », les publicitaires et les chefs d’entreprises. Ces derniers ont pour vocation primaire de vendre par tous les moyens et en premier de ceux-ci figure le mensonge habilement dissimulé par un langage sous des mots. La décence, mot disparaissant des vocabulaires, était dans nos écoles de la République une vertu que devaient avoir nos élus, encore une fois politiques, militaires ou religieux, enseignants. Faire volontairement imprimer des constats pour donner des leçons alors que les vies professionnelles ont été remplies par le devoir de réserve, transgresser cette propriété devient un mensonge caché derrière une notoriété. Le langage utilisé par tous ces improductifs, comme je l’ai déjà écrit, est tout aussi hermétique à l’ensemble des lecteurs que ces auteurs veulent atteindre et dans leur souhait perdu au fin fond de leur cerveau, au plus grand nombre.
Kant affirmait dans son opus « Critique de la raison pure » à l’encontre de Benjamin Constant que : « il (le mensonge) empêche autrui d’agir rationnellement et librement, autrement dit mentir remet en cause la dignité d’autrui. » mais encore : « Car le mensonge nuit toujours à autrui : même s’il ne nuit pas à un autre homme, il nuit à l’humanité en général et il rend vaine la source du droit » Quant au second, il assurait haut et clair sur l’idée du devoir s’opposant au mensonge : « L’idée de devoir est inséparable de celle de droits : un devoir est ce qui, dans un être, correspond aux droits d’un autre. Là où il n’y a pas de droits, il n’y a pas de devoirs. Dire la vérité n’est donc un devoir qu’envers ceux qui ont droit à la vérité. Or nul homme n’a droit à la vérité qui nuit à autrui. »

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[1] Sur Hannah Arendt, Blog Médiapart, Ugaldé,  7/06/2013